Des élu·es vraiment désintéressé·es ?
Nous ne cesserons de le dire, La L!STE est convaincue que faire autrement est possible. Nos premiers pas au sein du conseil municipal et du conseil communautaire nous confirment que c’est même une exigence.

Au Conseil Municipal ?
Certes, le mandat d’élu·e est un engagement important qui impacte la vie personnelle et professionnelle. Certes, cet investissement mérite reconnaissance : des indemnités allouées à la maire et ses adjoint·es sont donc légitimes. Néanmoins, que penser de l’augmentation disproportionnée que l’équipe en place a choisi de s’accorder, dont 822 € pour la seule maire ? D’autant plus que Mme Von Euw, en tant que maire, vice-présidente de l’agglomération et conseillère régionale, dépasse déjà largement le plafond autorisé de 8 897 € mensuels.

C’est pourquoi nous nous sommes exprimé·es contre l’usage de cette majoration pour raison de Dotation de Solidarité Urbaine. Certes, la maire nous explique, à raison, que cette majoration n’est pas directement ponctionnée sur l’enveloppe de la DSU, mais les recettes de la ville seront tout de même amputées de plus de 380 000 € qui bénéficieront uniquement à une poignée d’élu·es. On doute que les agents et associations qui gèrent trop souvent la pénurie et œuvrent au quotidien en faveur de la cohésion sociale voient leurs moyens évoluer dans de telles proportions…

Et à l’Agglomération ?
Mardi 14 avril s’est tenu le premier conseil communautaire issu des suffrages exprimés lors des élections municipales. Fidèles au fonctionnement habituel au sein de cette instance, les élu·es se sont livré·es à de biens étranges tractations pour en organiser la gouvernance. La droite, en la personne de Stéphanie Von Euw, a fait savoir d’entrée qu’elle voterait pour Jean-Paul Jeandon (PS). Aussitôt élu, ce dernier a nommé la maire  de Pontoise première vice-présidente. Quelle surprise !

Là encore, l’argumentation déployée par notre maire ne manque pas d’audace. Mme Von Euw nous a expliqué que les enjeux au niveau de l’agglomération de Cergy-Pontoise sont tels que le clivage gauche-droite n’avait pas lieu d’être. Étonnante affirmation lorsque l’on sait que l’agglomération détient de plus en plus de compétences essentielles à la vie quotidienne de ses 220 000 habitant·es. Qui peut croire que la gestion de l’eau, des transports, la culture, le développement urbain ou économique, sont des sujets qui se traitent en dehors de toute considération politique ? Nous pensons au contraire qu’ils doivent procéder d’un positionnement clair et assumé.

Seules deux villes n’obtiennent ni vice-présidence, ni délégation : Pui-seux-Pontoise, peut-être pour sa petite taille et Jouy-le-Moutier, dont le maire, Hervé Florczak, avait appelé à voter à Cergy pour une concurrente de Jean-Paul Jeandon et s’est présenté face à lui à la présidence du conseil communautaire.

Notre conseillère communautaire, Julie Vadebeaux, a voté Hervé Florczak, parce qu’il proposait une candidature éloignée de ces petits arrangements, et s’est abstenue sur le reste pour ne pas participer à cette mascarade. Si nous sommes clairement opposé·es à la politique de Stéphanie Von Euw à Pontoise, ce n’était pas pour lui offrir un siège de luxe à l’agglomération.

Le groupe « La L!ste » – Julie Vadebeaux, Emmanuel Potier, Flo-rence Chambon, Ayoub El Houdaigui.