Aujourd’hui paradis des promeneurs, l’Oise a longtemps été un lieu où se pratiquait la baignade. À Pontoise, la cohabitation entre nageurs et habitants a parfois été difficile. 

Jusqu’au XIXe siècle, l’eau est considérée comme dangereuse. Elle véhicule les maladies et l’eau vive risque d’emporter les imprudents ne sachant pas nager. De plus, avec ses remparts bordant la rivière, l’Oise est difficilement accessible à Pontoise.  
À partir du XIXe siècle, avec la destruction des remparts des bords d’eau et la canalisation de l’Oise, certains téméraires s’aventurent dans la rivière. Cependant, le maillot de bain n’existant pas à l’époque, ces hommes nagent… en habit d’Adam ! Cette nudité choque les habitants. Dès 1808, la Ville édite donc un règlement pour la nage dans l’Oise. Pour ménager la pudeur de chacun, les femmes sont cantonnées à la pointe de l’île du Pothuis, tandis que celle de l’île Saint-Martin est réservée aux hommes. Un marinier assure la sécurité à partir de 6h du matin et il est interdit de se baigner en son absence. Il faut payer 10 centimes pour la saison et toute atteinte à la décence ou à la sécurité est punie. Néanmoins, la pratique de la nudité persiste et la Ville 
doit imposer le port du caleçon de bain aux hommes en 1813 puis, l’interdiction de se déshabiller sur les rives en 1834.

De la baignade à la piscine
À partir de 1906 et l’instauration du repos dominical, le nombre de nageurs s’intensifie. La baignade est interdite en 1954, en raison de la pollution fluviale. La Ville décide alors d’installer une piscine sur la rive, mais elle ferme en 1991, concurrencée par celle des Louvrais. Le site a conservé le nom de « Place de la Piscine ». On y trouve aujourd’hui l’Office de tourisme de Cergy-Pontoise-Porte du Vexin qui propose des croisières à la belle saison afin de profiter de la fraîcheur de la rivière et du splendide panorama.